L'inespérée

20 mai 2012

Annie Versère

Cette année, plus fort que jamais, je ne tomberai pas dans la faiblesse de tenter de prendre contact avec les deux demoiselles qui fêtent leurs anniversaires ces jours-ci et qui n'en ont rien à faire de moi. Ce qui me surprend un peu de la part de la première, qui était restée une amie au cours des années qui ont suivi notre relation, contrairement à la seconde. Bon, tant pis. Pour un mec qui aime autant les femmes que moi, c'est quand même beaucoup plus drôle de ne plus avoir aucun contact ou rapport avec cette espèce singulière. Ca me permet de continuer de rêver.

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14 mai 2012

Croisade passagère

Hier soir, à l'anniversaire d'une amie pour lequel tu étais venue exprès de Paris, tu étais brune, et même les cheveux noirs, faussement typée maghrébine, grande, dans les 30 ans, douce, souriante et enjouée, un décoletté ravissant, de l'esprit, de la culture, une retenue et une grâce toutes féminines comme je les aime, le tout sur un prénom d'immaculée conception. Je pense que tu ne m'as pas trouvé totalement déplaisant et goujat, mais nous n'avons fait qu'échanger deux ou trois banalités. Ce fûrent en tout cas pour moi des instants charmants.

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10 avril 2012

Just in my dreams

Aujourd'hui, la jeune fille dont j'ai déjà parlé ici a 20 ans.

Elle est très jeune, trop jeune sans doute.

Je ne suis qu'un vieillard inutile sur sa route.

Mais je ne peux m'empêcher d'apprécier sa présence.

J'aimerais bien être un ami, plus qu'une connaissance.

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Ce matin, instants magiques, j'ai rêvé qu'elle me prenait la main, et que nos coeurs avaient le même âge.

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06 avril 2012

Fût-il

Pendant des années, j'ai considéré que la seule chose importante et intéressante dans ma vie était les femmes, et l'amour que je vouais à certaines d'entre elles. Tout est un peu axé sur ce paramètre dans mon existence, c'est un peu la seule chose qui me motive, qui m'inspire, ce qui fait que je suis entre parenthèses lorsque je suis seul, ou que je ne suis pas amoureux.

Or, je viens seulement de me rendre compte que les femmes n'en ont absolument rien à foutre de moi, et ce depuis toujours.

C'est ballot non ?

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09 mars 2012

Juliette

Pour moi c'est aujourd'hui la journée de la femme

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Bon anniversaire

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06 mars 2012

Deux mains

J'aimerais tant passer des heures à échanger des futilités.

Surtout ne rien dire de grave, d'important, d'équivoque.

Evoquer des sujets sans intérêt, effleurer des questions.

Partager des petits secrets, des rêves d'enfance, des souvenirs miteux.

Creuser quelques déceptions sans effets, rire de nos erreurs passées.

Faire durer le jeu de séduction le plus longtemps possible.

Je ferais en sorte de masquer ma timidité et de relever le défi.

Ne rien dévoiler de soi, juste entretenir l'envie d'aller plus loin.

Effleurer la surface des choses, rester légers, en suspens.

Se laisser guider par le son de sa voix. De nos voix.

Parce que je ne serais pas là, avec elle, par hasard.

Il y aurait pour elle aussi le désir de la rencontre.

Elle ne saurait pas encore que je ne suis rien.

Je tâcherais de ne pas trop la regarder, pour ne pas céder.

On ferait connaissance le plus lentement possible.

Ne pas tout bâcler dès le premier moment d'intimité.

Epuiser notre résistance à nous taire.

A laisser parler le silence.

Puis, au matin, elle prendrait ma main.

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04 mars 2012

Connasse

J'ai revu Alice ce soir, à un concert de potes du lycée.

Après quatre ans de silence. Un hasard auquel je ne m'attendais pas du tout.

Elle était "contente de me revoir", elle n'aime pas trop les textos, gnagnagna.

Tu parles, ça ne coûte rien de répondre. Connasse.

C'est quoi la différence avec ceux qu'elle m'envoyait lorsqu'on sortait ensemble ?

Elle était avec un petit mec, son mec apparemment. Un petit gars sympa.

Je n'ai trop rien dit, si ce n'est des banalités. Que dire d'autre ?

Ni le lieu, ni l'endroit. Ni l'envie. Tout cela est loin de moi désormais.

Elle a tiré un trait sur nous il y a longtemps, j'ai eu tout le loisir de digérer. Connasse.

On lui a dit que je disais du mal à son propos sur mon blog. Ah...?

Je lui ai glissé l'adresse, sur un papier, elle pourra vérifier par elle-même.

Je n'ai pas l'impression d'avoir été méchant : elle a rompu, point, j'ai accepté depuis belle lurette.

Peut-être reprendra-t-elle contact, je m'encontrefous. Ou plutôt, ça la regarde, elle et elle seule.

Tout cela est fini et bien fini, j'ai compris le message : je ne suis rien pour elle. Bon. Connasse.

Moi, là, je vais me mater un porno et me branler.

Marre du romantisme illusoire. Mon corps aussi a besoin d'exister.

Je ne suis pas une belle petite gonzesse qui choisit parmi les prétendants.

Je suis un pauvre mec qui fait ce qu'il peut avec sa solitude et sa phobie.

Elle m'a demandé si j'étais toujours agoraphobe. Eh oui. Connasse.

Et ce ne sont pas de pauvres gonzesses idiotes comme toi qui vont m'aider à guérir.

Connasse.

 

Allez, hop, branlette avant de me remettre à penser à autre chose.

C'est bon,  je vais laisser parler la bête immonde qui est en moi désormais.

C'est bien beau de faire son romantique à deux balles à longueur de phrases, mais personne n'y croit.

 

Reprends seulement contact avec moi et je t'envoies ballader comme jamais tu ne l'as été...

Coooooonnasse. Oses seulement.

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25 février 2012

Honorée

Donnons à Bérénice ce qui lui revient de droit, et rendons à Bérénice à hauteur de ce qu'elle nous donne.

actress_berenice_bejo

Elle a dépassé le stade de "meilleur espoir féminin" depuis longtemps.

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14 février 2012

S'étale en vain

Toujours pas de demoiselle qui voudrait peu ou prou de ma petite personne vulnérable.

Ca fait longtemps que je n'ai pas serré une jeune femme dans mes bras, et ce serait mentir que de dire que ça ne me manque ni ne me travaille quelque peu...

Pour l'heure, le sein latent vainc

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24 janvier 2012

Bérénice II

Nous échangeâmes quelques banalités de circonstance pendant encore quelques minutes. Je me gardais bien de lui avouer que je la connaissais et l'admirais depuis ses débuts. Nous discutions comme deux parfaits étrangers qui cherchent à en apprendre un peu sur l'autre. Au fond de moi-même, je me plaisais à croire que je lui plaisais un peu. Elle me dit qu'elle adorait le jazz, plutôt un jazz joyeux et harmonieux, et les chanteuses. Puis je dû rejoindre la scène et reprendre le concert pour la dernière partie. Elle m'encouragea, avec son superbe sourire, en me souhaitant de bien jouer. Dès que je pris ma guitare, je me rendis compte que nous n'avions rien convenu après ce trop court instant, et je me mis à redouter qu'elle s'en aille avant la fin, que je ne puisse pas la retrouver, qu'elle s'en aille à tout jamais. Je jouais donc avec un fond d'appréhension, quelque peu déconcentré par cette apparition inattendue et divinement déstabilisante.

Je crois que je n'ai jamais joué avec autant de hâte mêlée à autant de joie de jouer une musique pour quelqu'un de précis dans le public. Les morceaux s'enchainaient et je n'avais qu'une idée en tête : achever ce concert et reprendre ma conversation avec elle. J'étais aussi particulièrement intimidé en songeant qu'en plus de m'écouter, elle était peut-être en train de me scruter. Elle était venue me parler. Peut-être ne me quittait-elle pas des yeux une seule seconde ? Cette hypothèse me terrifiait tout autant qu'elle me galvanisait. Mais finalement, quoi de plus naturel lors d'une rencontre que de pouvoir un peu rééquilibrer les choses : j'avais vu sans doute tous ses films, et elle avait l'occasion de voir le peu de choses que je sais faire en ce monde.

Vint enfin le moment de conclure le concert, lors du rappel, avec une de mes compositions, où j'avais une large plage solo finale. Je me lâchais et donnais le meilleur de moi-même, en ayant l'impression de lui faire l'offrande de cet instant musical. J'étais dans une sorte de transe, où mon humeur flattée, mon cerveau à l'écoute et mon corps focalisé sur l'instrument me transportaient dans un autre monde, un moment hors du temps, que je lui dédiais, sans qu'elle le sache. Mais peut-être s'en doutait-elle de son côté. Bref, malgré la passion que je mettais dans l'interprétation de ce dernier titre, je n'étais définitivement plus dans le concert depuis sa reprise, mais bel et bien dans un rêve où trônait la figure de cette femme irréelle et sublime que j'admirais depuis des années, et qui venait de faire un pas vers moi.

Je descendais de scène et me mis à ranger mon matériel. Je pus enfin jeter de brefs coups d'oeil discrets dans la salle et constater qu'elle était toujours là, assise à une table avec quelques amis. Je ne savais pas si je devais aller les voir ou non, et ma timidité me porta plutôt à n'en rien faire. Quelques personnes venaient me féliciter pour le concert. Quelques amis, mais aussi des inconnus. L'un d'eux, avec qui je discutais un peu seul à seul, me glissa soudain : « Bérénice serait très heureuse que tu viennes à sa table ». Je compris aussitôt la démarche : elle avait envoyé un messager pour me signifier que je ne lui déplaisais pas totalement. Il n'en fallait pas davantage pour me motiver. Je pris mon verre et l'accompagnait vers leur groupe d'amis. Mon petit coeur avait cent fois plus le trac que lorsque je jouais ma musique : j'allais, avec un peu de chance, découvrir un bonheur inattendu...

Posté par laurent_007 à 23:01 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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