Je suis au bas de la rue de la République, au niveau de l’arrêt de bus ( celui de Dorika, évoqué dernièrement – et de Karine que j’évoquerai plus tard ), et de l’hôtel de Dieppe, face à la Seine. Je suis attablé à une terrasse extérieure, déserte, aux côtés d’une jeune femme, sans doute une amie. Je ne saurais mettre un visage ou un prénom, mais je la connais sans la connaître, comme dans la plupart des rêves. Au réveil, elle me manque déjà, me manque encore. Une chevelure châtain clair bouclée. Un gros pull de laine blanc.

Il fait froid, il y a du vent, c’est l’automne, et nous regardons les voitures qui passent devant nous, qui sortent du pont de l’Ile Lacroix et s’engagent dans la rue ou sur les quais. Il n’y a d’ailleurs que le bruit de la circulation. Entre nous le silence. Entre deux personnes qui s’aiment, le silence signifie plus que des mots. Comme j’ai froid, que j’ai besoin de chaleur, et que j’ai envie de lui montrer qu’elle me plaît, je me rapproche de sa chaise et pose ma tête sur son bras, contre son pull. Cela ne semble pas la déranger, et elle met ses bras autour de moi, me serrant à son tour contre elle.

L’endroit est moche, le temps est triste ( même si j’adore la pluie et l’automne ), le spectacle est désolant, il ne se passe rien de spécial, mais le rêve est tendre, et il m’a fait du bien, ce matin là.