28 Octobre 2008

Je ne me souviens plus du début, comment on se retrouvait, mais on finissait assis sur un perron, la nuit, place du Vieux Marché, à discuter du passé, du lycée et de nos quelques trop rares souvenirs communs. Et c'était très agréable, puisque contrairement à la réalité ( elle m'a répondu l'an dernier, après moultes tentatives, et m'a bien expliqué qu'elle se fichait complètement de ma petite personne ), elle se montrait très douce et attentive, très ouverte au dialogue, et je crois un peu charmée.
Je lui expliquais que j'avais peur qu'elle ait gardé de moi l'image du mec qui n'en foutait pas une, qui était mauvais en classe et s'arrangeait toujours pour se faire virer, qui écoutait du métal ( puisque c'est pas bien quelqu'un qui écoute du métal ). Je lui demandais si elle avait compris pourquoi j'avais arrêté mes études l'année où on s'était retrouvés dans la même classe. Mais tout cela était trop loin pour elle, et à l'époque de toute façon je n'existais pas pour elle. En fait, je me rendais compte que c'était le moi d'aujourd'hui qui semblait lui plaire, et le fait que je n'ai cessé de penser à elle depuis le lycée. Sans doute avait-elle besoin dans sa vie d'adulte, après plusieurs déceptions sentimentales, d'un peu de romantisme et d'amour plus simple, plus adolescent. Tout en discutant, je la sentais se rapprocher de moi. Je crois qu'elle finissait par avoir froid et se blottissait contre moi. Je la serrais très fort. Puis c'était le petit matin, et un jour nouveau s'offrait à moi, à nous...