Deux très beaux rêves coup sur coup, encore au Lycée, comme très souvent.

- Je suis au lycée, dans une salle disposée en U, comme c'était le cas en Histoire-Géo, et je me retrouve à un angle, assis à côté de Liv Tyler, qui entame la conversation, en anglais bien sûr, car nous avons beau être en classe, c'est bien la Liv Tyler actrice qui est à vingt centimètres de moi. Au début je ne comprends pas trop, elle me montre le globe et je finis par comprendre qu'elle me parle d'une chanson de Yes, « a Yes song », qui se passerait aux Caraïbes, et on la chantonne tous les deux. Puis le prof nous montre une vidéo, et de me savoir assis à côté de la femme de mes rêves sans pouvoir bouger ni parler ni rien, ça me tétanise et me bloque, j'ai le cerveau qui bouillonne. Pire, comme le film est projeté à ma gauche et qu'elle est à ma droite, je redoute qu'elle ne me regarde, qu'elle voit mon trouble et ma nervosité, mon malaise... du coup j'ai envie de fuir, c'est trop intense pour moi, et je me réveille.

- Un second rêve avec une séquence finale sublime où Adeline Corblin ( qui était avec moi au collège, pas au lycée, mais le rêve se passait bien au lycée Jeanne d'Arc et nous étions bien adolescents ) me propose d'aller boire un café tous les deux alors que juste avant il y a eu un truc qui me faisait penser qu'elle ne voudrait plus me parler ( je ne sais plus du tout quoi, mais peut-être cela avait-il un rapport avec la fois où, au tout début de la 6ème, elle était venue avec ses deux copines me demander de sortir avec elle et j'avais refusé comme un con, parce que d'une j'avais peur des filles et je n'étais jamais sorti avec quelqu'une, et surtout je redoutais que ce fût pour se moquer de moi, parce qu'elle me plaisait beaucoup, et si elle l'avait vu elle pouvait très bien me demander pour se jouer de moi et dire ensuite « eh bien tant mieux, moi je ne veux pas » et repartir en rigolant avec ses copines, bref je l'avais ressenti comme ça si je me souviens bien ).

Trop heureux de cette proposition inespérée, j'accepte, je quitte le groupe d'amis sous le préau et on sort du lycée dans la rue et en fait c'est comme si le lycée était la maison de mes parents et on se retrouve dans ma rue. On fait quelques pas, et je ne peux m'empêcher de la serrer aussitôt contre moi, en marchant, je me blottis contre elle, mes bras entourant ses bras, ma tête penchée sur son épaule, et même si elle ne peut pas faire pareil, puisqu'elle tient son parapluie, elle ne refuse pas mon attitude, elle ne dit rien, et j'ai l'impression qu'on vit tous les deux le même bonheur de se tenir, de se sentir l'un contre l'autre, la même douceur infime et infinie.