J'ai revu Alice ce soir, à un concert de potes du lycée.

Après quatre ans de silence. Un hasard auquel je ne m'attendais pas du tout.

Elle était "contente de me revoir", elle n'aime pas trop les textos, gnagnagna.

Tu parles, ça ne coûte rien de répondre. Connasse.

C'est quoi la différence avec ceux qu'elle m'envoyait lorsqu'on sortait ensemble ?

Elle était avec un petit mec, son mec apparemment. Un petit gars sympa.

Je n'ai trop rien dit, si ce n'est des banalités. Que dire d'autre ?

Ni le lieu, ni l'endroit. Ni l'envie. Tout cela est loin de moi désormais.

Elle a tiré un trait sur nous il y a longtemps, j'ai eu tout le loisir de digérer. Connasse.

On lui a dit que je disais du mal à son propos sur mon blog. Ah...?

Je lui ai glissé l'adresse, sur un papier, elle pourra vérifier par elle-même.

Je n'ai pas l'impression d'avoir été méchant : elle a rompu, point, j'ai accepté depuis belle lurette.

Peut-être reprendra-t-elle contact, je m'encontrefous. Ou plutôt, ça la regarde, elle et elle seule.

Tout cela est fini et bien fini, j'ai compris le message : je ne suis rien pour elle. Bon. Connasse.

Moi, là, je vais me mater un porno et me branler.

Marre du romantisme illusoire. Mon corps aussi a besoin d'exister.

Je ne suis pas une belle petite gonzesse qui choisit parmi les prétendants.

Je suis un pauvre mec qui fait ce qu'il peut avec sa solitude et sa phobie.

Elle m'a demandé si j'étais toujours agoraphobe. Eh oui. Connasse.

Et ce ne sont pas de pauvres gonzesses idiotes comme toi qui vont m'aider à guérir.

Connasse.

 

Allez, hop, branlette avant de me remettre à penser à autre chose.

C'est bon,  je vais laisser parler la bête immonde qui est en moi désormais.

C'est bien beau de faire son romantique à deux balles à longueur de phrases, mais personne n'y croit.

 

Reprends seulement contact avec moi et je t'envoies ballader comme jamais tu ne l'as été...

Coooooonnasse. Oses seulement.